Altaïr Etoile d'Encre

Age : 20 Inscrit le : 13 Mar 2008 Messages : 1404 Localisation : Paris Personnage : Julian
| Sujet: Fragment #401 – Heureux les simples d'esprit 08.05.08 0:12 | |
| Mercredi 7 mai 2008 à Paris
Nous sortons fumer une clope devant McDo. Juliette, Goran et moi. C'est drôle. Dans Julian il y a le « Juli » de Juliette et le « an » de Goran. Ma meilleure amie et mon amoureux. Il y a parfois de drôles de coïncidences. C'est agréable d'être ici, à fumer, à l'ombre, par cette écrasante chaleur, rien qu'eux et moi, puis avec Maalik, Ben, Anaïs et Kim. A ne penser à rien. A dire quelques conneries pour passer le temps. Et si on sortait ce soir ? Non, on dit demain alors ? Adjugé. C'est fou ce qu'il peut faire chaud. A l'intérieur c'est pire encore. Je ne sais pas comment ils font, les grillmen. Kim fait tourner son sunday. Une cuillerée glacée pour rafraîchir la bouche. J'aurais dû en prendre un aussi. Merde, il faut y retourner, Sofia nous fait signe. On fait semblant de pas la voir ? Non, laisse tomber. Quelle garce celle-là. Le pire c'est qu'elle est mignonne. Enfin, moins moche que l'autre, là, Caroline. Et il devient quoi Max ? On s'en fout. Goran me fait un bisou pour me donner du courage avant que nous retournions à nos postes. Et c'est reparti. Juliette, Ben et moi derrière nos caisses, Maalik et Goran au grill, Anaïs au FCN, et Kim au lobby. Pauvre petite Kim. On l'aime beaucoup cette fille, avec son sourire et ses yeux asiatiques qui se fendent. Sofia lui donne systématiquement les taches les plus ingrates -qui me sont réservées quand Caro est là, parce que Caro veut toujours se taper mon mec. « Bonjour. - Heu, deux menus maxi best of big mac... avec potatoes... - Et frites pour moi ! - Comme boisson ? - Tu veux quoi chérie ? - Un coca. - Ok, moi aussi, deux cocas donc. - C'est noté. Sur place ou à emporter ? - Sur place. » C'est le jeune homme qui invite. Sa petite amie méchée de blond platine va s'installer dans un coin pour leur réserver des places. Il faut dire que nous sommes en plein rush, et qu'il faut batailler pour trouver où s'asseoir. Kim a l'air de péter les plombs au milieu de ces tables bondées, entre les poubelles qui dégueulent et le sol qui n'en finit pas de noircir. « Allez Kim, la presse Sofia, grouille un peu là, ça traîne ! »
Tandis que nous nous changeons, je vois Juliette, Anaïs et Ben réconforter Kim qui s'est mise à pleurer dans la salle équipiers. « C'est une pouffiasse, t'inquiète pas, la rassure Juliette. On l'emmerde, elle et ses cheveux lissés. » Juliette, elle est classe. Elle sait toujours trouver les mots qui font du bien. Goran vient passer une main autour de mon épaule. « Bon ben, à demain tout le monde, on y va nous. - Bisous les amoureux. - Ouais, bisous. » Nous sortons. Il est tard, mais il fait encore jour et chaud. Nous descendons dans le métro, validons nos cartes magnétiques et passons les portillons. Attendre sur le quai. Ne rien dire, mais sourire à chaque fois que nos regards se croisent. Mater le cul d'une fille qui passe et faire semblant d'être jaloux l'un de l'autre. Est-ce que je suis devenu stupide ? Monter dans le wagon. Les portes se referment toutes dans un grand fracas. Le serpentin mécanique démarre et nous entraîne dans les artères de la ville. Paris et ses odeurs nauséabondes. La proximité des corps accablés par la fatigue et le soleil. Descendre du wagon. Monter les escaliers. On se fond dans la cohue. Pressés de se retrouver à l'air pur. A l'air chargé de pollution lourde. Marcher un peu. Rejoindre l'appartement. Composer le code, ouvrir la porte. Non, pas de courrier aujourd'hui, on a déjà vérifié ce matin. Monter les escaliers, sortir ses clés et rentrer chez soi – chez lui, mais c'est un peu chez moi, maintenant, aussi. Se coller l'un à l'autre une fois que la porte a claqué. S'embrasser avec férocité et passion. Se brûler l'un contre l'autre. Sourire encore. Se déshabiller. Faire l'amour, d'abord dans l'entrée, peaux collées par la sueur, puis un peu sur le canapé. Jouir partout. Aller prendre une douche. Conclure notre ébat par de la sensualité. Est-ce que cela va durer ? Est-ce bien moi ? Je me souviens, comment j'étais avant. « Regardez moi comme je me regarde ». Et cette emphase, et cette lourdeur, et cette puérile manie d'être pompeux en toute circonstance. Le miroir. Le clan. Un dieu parmi les hommes. Nous fumons sur le balcon, lui et moi en caleçons. Peaux moites. Est-ce que je ne suis pas mieux comme ça ? _________________ Nouveau blog : www.nebuleux.over-blog.com
Dernière édition par Altaïr le 08.05.08 13:33, édité 1 fois |
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Bételgeuse Etoile d'Encre

Age : 19 Inscrit le : 13 Mar 2008 Messages : 618 Localisation : Dijon Personnage : mitigée
| Sujet: Re: Fragment #401 – Heureux les simples d'esprit 08.05.08 2:43 | |
| | Le quotidien de Julian... On l'envierait presque, ce quotidien calme et au tempo réglé comme une horloge..... |
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Alsciaukat Trou Noir

Inscrit le : 10 Avr 2008 Messages : 570 Localisation : Tours
| Sujet: :) 08.05.08 10:36 | |
| | Wao... Ben si ça, c'est pas un petit couple bien installé... |
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Procyon Etoile d'Encre

Inscrit le : 11 Avr 2008 Messages : 630 Localisation : Plombières-lès-Dijon
| Sujet: Re: Fragment #401 – Heureux les simples d'esprit 08.05.08 21:14 | |
| Sur le bacon...Hihihi  |
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Aldébaran Trou Noir

Inscrit le : 09 Avr 2008 Messages : 161 Localisation : Dijon
| Sujet: Re: Fragment #401 – Heureux les simples d'esprit 27.05.08 22:39 | |
| Ce n'est pas de a stupidité, c'est de l'amour  |
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