Mirak Trou Noir

Inscrit le : 12 Juin 2008 Messages : 41 Localisation : Paris
 | Sujet: La moiteur du samedi après-midi 15.06.08 1:55 | |
| Samedi 14 juin 2008 à Paris
Aujourd'hui a été un de ces samedis tels que je les déteste. J'ai toujours détesté les weekends, je n'ai jamais rien à faire, tout le monde s'éparpille hors de Paris, qui chez des amis, qui dans sa famille, qui en vadrouille avec sa moitié. Je déteste sortir de chez moi le weekend, il y a trop de monde partout, plein de beaufs qui n'imaginent même pas qu'il est possible de faire du shopping ou de s'amuser en semaine (les pauvres, ils travaillent), ou pire, des banlieusards qui profitent de leur samedi pour prendre le train et envahir la ville.
Rien à faire donc. Résultat je me suis réveillé à quatorze heures. Puis une deuxième fois vers quinze heures. Puis définitivement vers dix-huit heures. Je déteste ça, mais il n'y a rien à faire, je n'arrive pas à me sortir du lit quand je n'ai pas une bonne raison. J'ai l'impression que mon oreiller se transforme en un monstre de tentation lubrique, et je suis bien trop faible pour lui résister. Ce n'est pas faute d'avoir essayé. Mais, ayant constaté l'échec cuisant à de nombreuses reprises, ces derniers temps, j'ai complètement abandonné l'idée d'une confrontation avec lui ; je cède à tous ses caprices.
Après tout, qu'est-ce qu'il y a de si mal à passer un samedi au lit ? C'est sans doute une paresse un peu répréhensible... je peux toujours dire que je suis top occupé à récupérer des nuits si agitées qui font le quotidien de ma semaine. Mais malgré tout, le vrai problème c'est que je rêve. Surtout quand mes grasses matinées s'étendent tellement qu'elles rejoignent mes siestes puis les dépassent finalement.
Dix-huit heures, donc. Je me réveille, péniblement, je lutte parce que je ne veux plus laisser mon subconscient décider de ce que je dois endurer. Je suis en sueur, je me noie dans la moiteur de cette chambre qui a trop longtemps abrité un accro du sommeil, je ne supporte plus le contact avec mes draps tiédasses et humides. Je m'assieds péniblement sur le rebord de mon lit, je m'encrasse les poumons avec une Gauloise, et j'essaie de me remémorer ce cauchemar (pourtant apparemment pas si terrible), pour essayer de comprendre ce profond malaise que je ressens si souvent en me réveillant ces jours-ci.
***
Dans la voiture, avec mon père, qui m’accompagne chez mon parrain pour récupérer les affaires que j’ai laissées chez lui cet été, afin de pouvoir m’installer pour la rentrée. A moins que ce ne soit au contraire la fin de l’année et que j’aille déposer mes affaires, peu importe. Nous suivons une longue route de campagne, toute droite, bordée d’arbres, sans doute des peupliers, qui perdent des feuilles argentées. C’est une belle journée d’hiver, baignée d'une magnifique lumière gris clair ; l'atmosphère est glaciale. Nous discutons avec mon père, de choses banales. Soudain en moi-même je me dis : « Ce n’est pas possible que je sois en train de lui parler, puisqu’il est mort ».
Les bruits de la conversation s’estompent et mon point de vue passe à l’extérieur, comme une caméra qui s'éloignerait de la voiture pour obtenir une vue globale de la scène, je vois la voiture qui s’éloigne, le long de l'interminable route. Fin du rêve |
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Alhena Etoile d'Encre

Inscrit le : 14 Avr 2008 Messages : 132 Localisation : Glasgow
 | Sujet: Re: La moiteur du samedi après-midi 15.06.08 9:43 | |
| | Ce personnage m'intéresse beaucoup... Il rêve, donc!!! Et on en apprend plus sur lui... Moi je vote pour un statut d'Etoile! |
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Altaïr Etoile d'Encre

Age : 20 Inscrit le : 13 Mar 2008 Messages : 1671 Localisation : Paris
 | Sujet: Re: La moiteur du samedi après-midi 15.06.08 14:31 | |
| Je t'attends sur MSN, pulcherrima, pour qu'on en parle, justement  _________________ www.arthurvauthier.com |
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