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 Fragment #67 - Chasse et souvenirs

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Tureïs

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MessageSujet: Fragment #67 - Chasse et souvenirs   09.03.09 17:16

Lundi 9 mars 2009
à Paris

L’air est chargé d’humidité, la moiteur du lieu et la chaleur créent une douce langueur. Je me dirige vers mon casier, le numéro cent vingt trois. Des regards me jaugent, me suivent. Certains sont furtifs, d’autres plus appuyés, plus insistants. Je traverse différentes rangées de casiers pour atteindre le mien. Mon corps, encore vêtu, frôle d’autres corps uniquement vêtus de serviettes. Certains sont fermes, musclés, tandis que d’autres sont maigres, flasques ou franchement gras, ridés. Je m’assieds sur le banc face à mon casier et commence à me déshabiller sous des yeux affamés. J’aime mon corps, je sais que je n’ai pas à me plaindre, que mes muscles dansent sous ma peau au moindre de mes mouvements. Mon visage correspond à mon corps, mes lèvres sont pleines, mon nez est droit, mes cils sont longs et donnent à mon regard de glace une profondeur mystérieuse.
Je reste quelques instants totalement nu avant de ceindre mes reins d’une serviette. Je n’ai pas oublié les codes : la serviette laisse entrapercevoir le début du galbe de mes fesses et ne descend qu’à mi-cuisse. Elle cache peu de choses et montre beaucoup. Je me dirige vers le bar pour prendre la température du sauna. Il y a du monde ; la population est une sorte de melting-pot de gay-land : des jeunes, des vieux, des beaux, des moches, des noirs, des beurs, des blancs. Il y a de tout ; tous réunis ici dans le seul but de baiser ou de se faire baiser.
Je commande un jus de tomate et me pose cuisses écartées sur un transat. Je me suis mis juste en face d’un beau blond aux cheveux courts, bien musclé au paquet rebondi. Il a une vue imprenable sur mon service trois pièce. Il ne me reste plus qu’à attendre.
Je m’allonge et songe à ma première virée en ce lieu. Certains voient le sauna comme un lieu de débauche et de perdition ; moi je vois ce commerce comme un service offert à la gent masculine lui permettant de subvenir à l’un de ses besoins, sans conséquences, sans jugements. Il y a ceux qui vont sur les sites et invitent des plans cul chez eux et il y a ceux qui préfèrent le réel : sentir le désir, échanger des regards, se faire mater, deviner ce moment où il y a possibilité, une ouverture ; la chasse quoi… De plus, ça évite d’accueillir des inconnus chez soi. Les souvenirs fusent et m’emportent, pleins de mélancolies et de joies.

Je me déshabille rapidement et revêt la serviette avant d’enlever mon boxer. La serviette descend jusqu’à mes chevilles et ne laisse apparaître que mon torse imberbe et musclé de jeune homme de vingt et un ans. Je décide de me lancer et monte directement à l’étage pour ne pas passer devant le bar. Le premier étage est réservé au sport et à la détente avec une salle pleine de canapés en cuir et plusieurs télés qui diffusent un film d’horreur. Sur les canapés, de jeunes apollons se touchent et s’embrassent ou regardent le film. Je préfère monter au second que rester devant la télé sans personne à mes cotés. Le deuxième étage est une suite de couloirs avec des cabines, une sorte de labyrinthe. Certains passages sont dans le noir, des télés diffusent différents films de cul, des salles sont aménagées avec des estrades en coussins sur lesquels des mecs se sucent ou baisent tandis que d’autres matent et se branlent. Je continue de me promener tout en évitant les mains des vieux moches qui tentent de me toucher les fesses et rougissant quand un bogosse croisent mon regard plein de convoitise. J’arrive devant le sauna sec. Il n’y a personne dedans. Je me précipite à l’intérieur pour me protéger de cette saleté, de cette luxure, de cette absence de pudeur. Un autre mec entre peu de temps après moi. Il s’assoit à l’autre bout dans une pose aguicheuse, le dos au mur ce qui me permet d’admirer son corps parfaitement dessiné et les cuisses écartées offrant ainsi à mon regard sa bite enflée.
Il me fixe et m’observe dans cette ambiance tamisée ; il se rapproche de moi et je peux enfin voir son visage. Il est beau. Très beau.
- Salut, tu dois être nouveau.
- Comment tu le sais ?
- Il n’y a que les nouveaux pour porter la serviette jusqu’aux chevilles, surtout quand on a un corps comme le tien, il est fait pour être montré.
Tandis qu’il parle, il remonte ma serviette en caressant mes mollets puis mes cuisses. Il la replie à mi-cuisse en caressant ma queue. La situation est extrêmement excitante et bientôt j’oublie le sauna, j’oublie les gens qui matent et ne pense qu’à ses lèvres sur mes lèvres et sa langue qui se bat avec la mienne.
Nous finissons dans une cabine, puis nous redescendons discuter au bar, comme des gens civilisés. Il s’appelle Nicolas et c’est lui qui m’a tout appris. C’est avec lui que je passais tous mes lundi après-midi, toujours dans la même cabine puis quelques mois après le lundi au sauna et le reste du temps chez lui. Ma première partouze ce fut également lui, de même que ma première sortie au Queen et toutes les autres qui ont suivie. Amis, amants, frères choisis. Ce fut une époque bénie jusqu’à ce que grandisse en moi le besoin de fidélité et de sécurité, jusqu’à ce que j’apprenne le véritable sens du mot jalousie.


Le joli blond me fait émerger de ma rêverie. Il fixe mon entrejambe avec insistance et se dirige vers les étages après m’avoir adressé un clin d’œil. Je me lève et croise un beau brun adepte du sauna le lundi après-midi. Comme je l’espérais secrètement, Nicolas est là. Il tapote sa montre et m’indique le bar. Je lui souris et hoche la tête avant de me lancer à la poursuite de mon bel éphèbe.
La chasse a commencé et en plus je joue contre la montre.


Dernière édition par Tureïs le 09.03.09 18:15, édité 2 fois
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Altaïr

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MessageSujet: Re: Fragment #67 - Chasse et souvenirs   09.03.09 17:39

Tureïs a écrit:
Lundi 9 mars 2009
à Paris

L’air est chargé d’humidité, la moiteur du lieu et la chaleur créent une douce langueur. Je me dirige vers mon casier, le numéro cent vingt trois. Des regards me jaugent, me suivent. Certains sont furtifs, d’autres plus appuyés, plus insistants. Je traverse différentes rangées de casiers pour atteindre le mien. Mon corps, encore vêtu, frôle d’autres corps uniquement vêtus de serviettes. Certains sont fermes, musclés tandis que d’autres sont maigres, flasques ou franchement gras, ridés. Je m’assieds sur le banc face à mon casier et commence à me déshabiller sous des yeux affamés. J’aime mon corps, je sais que je n’ai pas à me plaindre, que mes muscles dansent sous ma peau au moindre de mes mouvements. Mon visage correspond à mon corps, mes lèvres sont pleines, mon nez est droit, mes cils sont longs et donnent à mon regard de glace une profondeur mystérieuse.
Je reste quelques instants totalement nu avant de ceindre mes reins d’une serviette. Je n’ai pas oublié les codes : la serviette laisse entrapercevoir le début du galbe de mes fesses et ne descend qu’à mi-cuisse. Elle cache peu de choses et montre beaucoup. Je me dirige vers le bar pour prendre la température du sauna. Il y a du monde ; la population est une sorte de melting-pot de gay-land : des jeunes, des vieux, des beaux, des moches, des noirs, des beurs, des blancs. Il y a de tout ; tous réunis ici dans le seul but de baiser ou de se faire baiser.
Je commande un jus de tomate et me pose cuisses écartées sur un transat. Je me suis mis juste en face d’un beau blond aux cheveux courts, bien musclé au paquet rebondis. Il a une vue imprenable sur mon service trois pièce. Il ne me reste plus qu’à attendre.
Je m’allonge et songe à ma première virée en ce lieu. Certains voient le sauna comme un lieu de débauche et de perdition ; moi je vois ce commerce comme un service offert à la gent masculine lui permettant de subvenir à l’un de ses besoins, sans conséquences, sans jugements. Il y a ceux qui vont sur les sites et invitent des plans cul chez eux et il y a ceux qui préfèrent le réel : sentir le désir, échanger des regards, se faire mater, deviner ce moment où il y a possibilité, une ouverture ; la chasse quoi… De plus, ça évite d’accueillir des inconnus chez soi. Les souvenirs fusent et m’emportent, pleins de mélancolies et de joies.

Je me déshabille rapidement et revêt la serviette avant d’enlever mon boxer. La serviette descend jusqu’à mes chevilles et ne laisse apparaître que mon torse imberbe et musclé de jeune homme de vingt et un ans. Je décide de me lancer et monte directement à l’étage pour ne pas passer devant le bar. Le premier étage est réservé au sport et à la détente avec une salle pleine de canapés en cuir et plusieurs télés qui diffusent un film d’horreur. Sur les canapés, de jeunes apollons se touchent et s’embrassent ou regardent le film. Je préfère monter au second que rester devant la télé sans personne à mes cotés. Le deuxième étage est une suite de couloirs avec des cabines, une sorte de labyrinthe. Certains passages sont dans le noir, des télés diffusent différents films de cul, des salles sont aménagées avec des estrades en coussins sur lesquels des mecs se sucent ou baisent tandis que d’autres matent et se branlent. Je continue de me promener tout en évitant les mains des vieux moches qui tentent de me toucher les fesses et rougissant quand un bogoss croisent mon regard plein de convoitise. J’arrive devant le sauna sec. Il n’y a personne dedans. Je me précipite à l’intérieur pour me protéger de cette saleté, de cette luxure, de cette absence de pudeur. Un autre mec entre peu de temps après moi. Il s’assoit à l’autre bout dans une pose aguicheuse, le dos au mur ce qui me permet d’admirer son corps parfaitement dessiné et les cuisses écartées offrant ainsi à mon regard sa bite enflée.
Il me fixe et m’observe dans cette ambiance tamisée ; il se rapproche de moi et je peux enfin voir son visage. Il est beau. Très beau.
- Salut, tu dois être nouveau.
- Comment tu le sais ?
- Il n’y a que les nouveaux pour porter la serviette jusqu’aux chevilles, surtout quand on a un corps comme le tien, il est fait pour être montré.
Tandis qu’il parle, il remonte ma serviette en caressant mes mollets puis mes cuisses. Il la replie à mi-cuisse en caressant ma queue. La situation est extrêmement excitante et bientôt j’oublie le sauna, j’oublie les gens qui matent et ne pense qu’à ses lèvres sur mes lèvres et sa langue qui se bat avec la mienne.
Nous finissons dans une cabine, puis nous redescendons discuter au bar, comme des gens civilisés. Il s’appelle Nicolas et c’est lui qui m’a tout apprit. C’est avec lui que je passais tous mes lundi après-midi, toujours dans la même cabine puis quelques mois après le lundi au sauna et le reste du temps chez lui. Ma première partouze ce fût également lui, de même que ma première sortie au queen et toutes les autres qui ont suivies. Amis, amants, frères choisis. Ce fût une époque bénie jusqu’à ce que grandisse en moi le besoin de fidélité et de sécurité, jusqu’à ce que j’apprenne le véritable sens du mot jalousie.


Le joli blond me fait émerger de ma rêverie. Il fixe mon entrejambe avec insistance et se dirige vers les étages après m’avoir adressé un clin d’œil. Je me lève et croise un beau brun adepte du sauna le lundi après-midi. Comme je l’espérais secrètement, Nicolas est là. Il tapote sa montre et m’indique le bar. Je lui souris et hoche la tête avant de me lancer à la poursuite de mon bel éphèbe.
La chasse a commencé et en plus je joue un contre la montre.


Dernière édition par Altaïr le 09.03.09 18:14, édité 1 fois
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Altaïr

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MessageSujet: Re: Fragment #67 - Chasse et souvenirs   09.03.09 17:40

Hâte de voir ce qu'il a dans le ventre, ce Nicolas :D
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Tureïs

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MessageSujet: Re: Fragment #67 - Chasse et souvenirs   09.03.09 18:16

Corrigé... Bah comme je parlais d'un Nicolas dans un vieux fragment, pour ceux que ça interesse, je me suis dit qu'il était temps de le présenter :D
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Procyon

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MessageSujet: Re: Fragment #67 - Chasse et souvenirs   09.03.09 23:50

Ouaip ^^
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MessageSujet: Re: Fragment #67 - Chasse et souvenirs   25.08.09 20:36


Oui je me suis longtemps demandé qui ça pouvait bien être! Hâte d'en savoir un peu plus sur lui! Et hop, je file continuer ma lecture!
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MessageSujet: Re: Fragment #67 - Chasse et souvenirs   

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